« En passant devant chez nous, nous les avons interpellés pour bénéficier des kits comme nos voisins. Mais les agents nous ont clairement dit qu’on n’est pas éligibles pour recevoir cette aide parce qu’on vit dans une maison en dur », a témoigné un habitant exclu de la distribution dans la journée du mercredi 22 avril dernier. Comment comprendre qu’une famille n’est pas prise en compte pour le simple fait qu’elle vive dans une maison construite avec des briques et non pas avec du bois ?
Une autre riveraine du quartier Kinguele confirme cet état de fait. « Cette distribution se fait à la tête du client et au triage. On refuse de donner des dons et de la nourriture aux personnes qui ont des maisons en dur. Est ce que c’est normal ? Donc parce qu’on a une maison en dur qu’on ne souffre pas ? C’est un gros désordre. Ali doit écouter que c’est le désordre. Sur la télévision c’est un fait, sur le terrain c’est autre chose », déplore–t-elle.
Dans le même ordre d’idées, certains Gabonais se sont vus exiger leurs cartes Cnamgs pour se voir distribuer les kits alimentaires nous explique un vieillard du quartier Kinguele. Si l’on se fie à cette procédure d’exclusion unilatérale initiée par le ministère des solidarités sociales, ce serait des centaines, voire des milliers de foyers qui ne bénéficieraient pas de cette aide alimentaire. Mais alors où iront les produits périssables contenus dans la banque alimentaire ? Avec cette manière d’agir qui ressemble plus à une rétention de vivres qu’autre chose, les agents chargés de cette distribution compliquent un peu plus la mission de Prisca Koho Nlend qui aurait pu se passer de cette mauvaise publicité.
