Dans l’une des vidéos en circulation, l’on peut voir des chauffeurs regroupés à proximité de bus en stationnement. Selon les explications données par son auteur ; qui ne montre pas son visage et ne révèle pas son identité ; Ces chauffeurs sont payés « en monnaie de singe après un mois de travail », contrairement à un salaire annoncé d’un peu plus de 300 000 FCFA, toujours selon l’auteur de la vidéo.
En gestation depuis juin 2019, son démarrage répondait, début avril dernier, à la prescription du chef de l’État gabonais Ali Bongo, qui avait annoncé la veille, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, une série de mesures d’aide massive dont la « gratuité pour tous les usagers dans les transports terrestres assurés par les entreprises publiques ». Le directeur général de Trans’Urb, Joël Lehman Sandoungout, déclarait alors que la compagnie mettra progressivement en service 285 bus, dont 185 de type Coaster, dans les communes de Libreville, d’Akanda et d’Owendo.
Aux yeux de nombre de compatriotes, cette grève ne traduit qu’une tendance nationale à la mauvaise gestion des services publics. Pourvu que le Gouvernement prenne rapidement la mesure du problème pour le régler dans les plus brefs délais.
